lundi 30 septembre 2013

Dessins, gribouillages, progrès, bêbêtes et concours !

Samedi matin, en atelier libre dessin à la Maison Rouge, j'ai pleuré. D'émotion. En constatant les immenses progrès de mon petit garçon. En dessin, en crayon, en composition. C'est marrant de se mettre à pleurer devant un soleil, un hélicoptère, un avion, la mer et c'est pour toi Maman. A la Maison Rouge, les feutres sont toujours sortis, la table basse de la salle est toujours squattée par des cahiers, des gommettes, des pochoirs, des coloriages, des feuilles blanches ou colorées. Grenouille s'y précipite dès que l'on rentre à la maison. C'est un coin qui plaît aussi à Petit Pois même si monter ses rails et installer sa collection de Légo et de Playmobil le mobilisent aussi beaucoup. Mais quand il y a des étapes marquantes comme celles-là, quand on voit qu'on passe un cap (pluridisciplinaire) en ce moment, quand on se dit que ça y est enfin, tout va bien. Accalmie, répit, progrès... Je croque ce petit moment de bonheur. Passées ces quelques larmes, j'ai lancé un petit concours sur la page Facebook du blog Maman Baobab que vous pouvez rejoindre ici. Je vous invite à y partager les œuvres de vos bambins, de 2 à 8 ans. Sur le thème actuel du blog, les insectes, les bêbêtes et les bestioles ! Une participation par enfant (donc plusieurs par famille sans souci) à poster directement sur Facebook. N'oubliez pas de mentionner le nom ou le surnom de l'enfant ainsi que son âge. Un gagnant (par tirage au sort) remportera Mon grand livre de gribouillages aux éditions Usborne. Usborne a édité une série de ces gros livres couverture souple, avec des tonnes et des tonnes de dessins et de motifs à reproduire, à continuer, à colorier, à décorer, à inventer. Dans celui-ci, 95 pages de formes chouettes, gaies et souriantes, de couleurs vives et chatoyantes. Au programme des réjouissances des pots de feutres et des trousses de crayons de couleur : des animaux (moutons, chats, chouettes, pieuvres, oiseaux, etc), des des châteaux, des fleurs, des pirates, des robes, des citrouilles, des couvertures, des bonhommes de neige, des nuages, des routes, des fresques, des champignons, des bonhommes, des palais, des robots... Il est super chouette. Je l'aime beaucoup, avec la complicité des éditions Usborne, le blog Maman Baobab vous en fait gagner un exemplaire, et pour ceux qui passeraient à côté, vite, sur la liste de Noël pour les... 2-8 ans ! *** Coup de coeur ***

Mon grand livre de gribouillages de Fiona Watt, 
illustré par Josephine Thompson et Caroline Day, 2013 - 10 €

Edit du lundi soir, regardez le bel album des participations Ici


Participation jusqu'à mercredi 20h00. Bonne chance à tous !

vendredi 27 septembre 2013

Les insectes, ça fout quand même un peu les pouettes...


 Surtout quand on les regarde de très très près comme nous en donnent l'occasion ces deux livres aux dessins détaillés et grossis. On ne peut rien louper. Des poils, des gros yeux ronds, des dents, des mâchoires, des dards, des ailes, des mandibules, des pattes, des épines. Et ce n'est pas tout, pas du tout : des trompes, du venin, des troupes, des colonies, des individus terribles voire mortels, des trucs qui piquent, qui mordent, qui pincent, qui mangent. Brrrrr. Dans ces deux livres là, aussi fascinants qu'informatifs, vous saurez tout tout tout sur ces bestioles là. Peut-être d'un peu trop près d'ailleurs. Deux livres surprenants et très différents l'un de l'autre. Insectes et Bestioles en pop-up poche est un petit livre rectangulaire, de poche, bien rangé dans une petite boîte en carton. Il se déplie en accordéon, en ribambelle de bestioles reproduites en pop-up et en 3D avec pour chacune, 12 pour être précis, un court texte informatif. Il est très surprenant et bien pensé, il se termine d'ailleurs par un glossaire et une explication sur les types différents chez les arthropodes. Mon livre des gros insectes et autres petites bêtes nous invite dans un monde parallèle au nôtre. Les représentations sont géantes dans un livre grand format d'une belle qualité d'édition. Les insectes et autres bestioles d'un autre genre, sont très bien représentés. Pour chacun, un texte précis et documenté, des spécificités concernant le mode de vie, l'alimentation et des détails morphologiques. Certaines pages cartonnées se déplient pour en mettre encore plus plein les mirettes. C'est une véritable mine d'or pour les petits passionnés qui en apprendront beaucoup sur les diverses races et variétés qui peuplent les "Minuscules". 

*** Les références ***
Insectes et Bestioles en pop-up poche, studio KJA Artists, Editions Casterman, mai 2013 - 7,90. 
Mon livre des gros insectes et autres petites bêtes, Emily Bone et Fabiano Fiorin, Editions Usborne, 2013 - 11, 20 €

jeudi 26 septembre 2013

Je peux illustrer un texte avec des photos qui n'ont rien à voir ?

Aujourd'hui je devais encore vous parler bêbêtes et j'ai d'excellents livres en attente d'être chroniqués sur ce sujet d'ailleurs, mais j'ai reçu des centaines de mails pour me dire, on aime bien quand tu fais des thématiques, mais on aime bien aussi quand tu interromps la série de chroniques en y mettant des textes qui n'ont rien à voir, en parlant de livres qui n'ont rien à voir même. Alors du coup, je me plie docilement à mon lectorat de plus en plus fort, de plus en plus large, de plus en plus... Plus. Et puis, ça tombe bien, il y a deux photos sans visage que j'ai faites le week-end dernier, et que j'avais envie de publier. Et puis ça tombe bien, ce soir il y a eu des discussions très fructueuses à table. Fructueuses en verbatim.
" Tu sais Maman, les chiens ça met 80 mois pour faire des chiots. Un peu comme nous on en met six"
" Là ça y est c'est l'automne. ça se voit parce qu'il y a des feuilles qui tombent des arbres à l'école et toutes les plumes qui tombent des oiseaux. J'en trouve plein par terre".
" Tu sais, j'ai très bien travaillé à l'école et j'ai très très bien joué"
" Quand tu me fais un bisou sur le nez c'est presque un bisou sur la bouche. Mais je sais qu'on ne peut pas faire un bisou sur la bouche de sa maman. Sauf dans les rêves.
- ah ? Tu rêves que tu me fais un bisou sur la bouche ? 
- non hier j'ai rêvé d'un ours blanc qui vole. On choisit pas ce qui vient dans les rêves, c'est comme ça".
Je vous laisserai le soin de rendre à César, Grenouille et Petit Pois ce qui est à César, Grenouille et Petit Pois. Et je vais retourner à la lecture de mon roman en cours. Lili Babylone de Claire Maugendre, à l'Ecole des Loisirs. Je vous en parlerai à sa sortie en octobre. Et côté très bons romans, j'ai tourné la dernière page de  Le œur en braille de Pascal Ruter aux éditions Didier Jeunesse. Bientôt en chronique, ici même. 

Savez-vous qu'en ce début d'année scolaire le compteur du blog s'emballe ? On frôle les 6 000 pages vues pour le mois de septembre. C'est l'occasion pour moi de vous remercier d'être de plus en plus nombreux à vous donner rendez-vous par ici. D'ailleurs, il y a un autre endroit que vous pouvez rejoindre, si ça vous dit c'est Ici, la page Facebook de Maman Baobab, on y sera bientôt 450 (mais on n'y est pas encore) et la rejoindre comme laisser une trace de votre passage sur ces pages est un bon moteur d'énergie pour la rédactrice nocturne que je suis !
La suite de la thématique bêbêtes ? Dans la nuit de vendredi à samedi, pardi. 

mercredi 25 septembre 2013

Des petits histoires pas bêtes (partie 2)

 Les jeux olympiques des insectes d'Eugène et Tom Tirabosco. Le bus N° 64 est en retard. Très en retard. Le chauffeur s'est trompé de route sauf qu'il emmène une délégation de sportifs aux Jeux olympiques. Les équipes ne sont pas très contentes... Elles rouspètent même. L'arrivée d'un petit criquet va bouleverser le cours de l'histoire. Moqué, il le prend très mal et mets les sportifs au défi : s'ils affrontaient les insectes sur leur terrain pour voir qui sont les plus forts ? Course avec une libellule, saut en hauteur avec une puce, haltérophilie avec une fourmi, et si le marathon était remporté par un papillon ? Fort possible, car ils sont forts, ces insectes, très très forts. Les jeux olympiques des insectes est un album à l'histoire originale, qui permet d'avoir un point de vue intéressant sur les capacités et les performances de ces êtres minuscules que sont les insectes. A échelle égale, ils ne feraient de nous qu'une bouchée, non ? 
L'histoire d'Adèle la coccinelle de Marie Tibi et illustré par C. Cilia. Adèle la coccinelle a perdu un point. Un point noir de sa robe rouge. Elle les compte et les recompte, un, deux, trois, quatre. Non, elle n'en a pas cinq. Elle a bien perdu son point. Elle cherche partout, va voir ses voisins, ses amis, des insectes, des univers, sans les trouver. Toutes ces rencontres sont autant de prétextes à chercher partout et a faire défiler du vocabulaire, du vocabulaire et du vocabulaire. Astucieux, pour le connaître et l'utiliser en français. Encore plus quand on prend le livre dans l'autre sens et que l'on retrouve la même histoire en anglais, avec The story of Adèle the beetle. Je ne suis pas très sensible à l'univers graphique, mais l'idée de cette petite maison d'édition, Ad-Hoc, La Boîte aux Histoires, est plutôt pas mal réalisée et elle se prolonge par des applications ludiques pour tablettes tactiles qui conviendront à des petits lecteurs dès 4 ans.


* Les références *
. Les jeux olympiques des insectes d'Eugène et Tom Tirabosco, 
mars 2011 - 14 € - à partir de 6 ans.
. L'histoire d'Adèle la coccinelle de Marie Tibi et illustré par C. Cilia, 
Editions Ad-Hoc, collection La Boîte aux Histoires, 12 € - à partir de 4 ans.

lundi 23 septembre 2013

Des petites histoires pas bêtes... (partie 1)

Molly mollo d'Orit Bergman. Molly Mollo l'escargot a un rendez-vous, un rendez-vous important et il doit être à l'heure. Comme il ne va pas très vite, il est parti de bonne heure. Il trace sa route. Il trace. Et sur le chemin, il rencontre Gabi le canard en roller, Nico le hérisson en monocycle, Cathie le chat en scooter, et bien d'autres copains, tous animaux, tous avec des moyens de locomotion différents, tous filent et filent pour être à l'heure ? Mais où vont-ils comme ça ? Chut ! Surprise, il y a, paraît-il un anniversaire ! Un univers charmant pour les 2-3 ans, un dessin qui a du chien (et de l'escargot). Un album tendre et joyeux qui plaira aux enfants qui aiment les animaux et les engins !

Mouztik d'Emmanuelle Eeckhout. Les illustrations ! Pas celles du moustique qui sont d'un tout autre genre, mais celles du petit garçon, de ses pieds, de son nez, de ses doigts potelés, de ses yeux et de son gros boutons de moustique sont exceptionnelles. Un moustique, enfin une moustique nommée Mouztik, qui zozote à souhaite, qui lit beaucoup et a, par conséquent, beaucoup d'imagination, a très très faim. Elle croise sur son chemin un petit garçon qui a tout pour plaire côté alimentaire. Côté naïveté aussi. Et pique. C'est drôle. C'est étonnant, ça fonctionne. Le bémol pour moi c'est le trop de zozotement. Mais ça reste quand même marrant à lire à haute voix ! 


Les références
Molly mollo d'Orit Bergman, Editions du Rouergue, mars 2013 - 10 € - à partir de 2 ans
Mouztik d'Emmanuelle Eechkhout, Editions Pastel, mars 2013 - 10 € - à partir de 2 ans

dimanche 22 septembre 2013

Les remontantes

Voilà ce qu'elles sont. Ces piles de choses à faire, ces fraises cueillies hier. Des remontantes. C'est fou comme on peut vite se sentir débordé quand on est parent solo. C'est fou comme on manque de temps. Comme le rythme est intense, comme il n'y a pas la place pour tout. Alors ce week-end, comme tant d'autres, je n'ai pas tout fait. Je n'ai pas eu le temps de ramasser toutes les pommes par terre dans le jardin ni de repasser le linge collectionné dans la panière, je n'ai pas eu le temps de faire les courses, ni de tirer les photos pour l'album ou le cahier de vie, je n'ai pas promené la chienne, je n'ai pas rangé la salle, je n'ai pas nettoyé les carreaux, rangé le bois, désherbé la cour, taillé la haie, balayé le garage, vidé le lave-vaisselle (enfin si en fait). Je n'ai coupé les ongles des pieds aux enfants (oh, non, je ne peux pas les réveiller), fait mes chroniques, je n'ai plus de frigo, plus de marbre, j'écris le soir pour le même jour. Je n'ai pas arrosé les plantes, je n'ai pas pris un rendez-vous chez le dentiste, ah si c'est la semaine prochaine. Je n'ai pas fait des scones ni de crêpes, oh non, je n'ai pas acheté de pain, je n'ai plus de filtre à café, on n'a rien pour le petit déjeuner demain matin... Mais j'ai croisé quelques heures, mon ciel bleu, j'ai pris la route, j'ai filé retrouver mes meilleurs amis que je ne vois que trop peu, j'ai parlé, joué, dessiné des radis, souri, ri, bu du vin gris. Il était rouge, j'étais grise. On a constaté, ensemble, qu'ils avaient grandi. Les miens, les leurs. Nos enfants, et nous peut-être avec. Et c'est déjà dimanche soir. Cafard. Cafard d'avoir passé un bon week-end, cafard de m'être couchée beaucoup trop tard et d'être cueillie, remontante, par la fatigue. Cafard d'avoir laissé glisser des riches heures, du Duc de Berry, d'un autre ou d'ailleurs. C'était bien, mais je n'ai pas eu le temps de chroniquer un seul livre. Je repars vers mon roman en cours, alors. Le cœur en braille de Pascal Ruter, chez Didier Jeunesse. J'ai terminé un autre roman dans la nuit de vendredi à samedi. Un roman en quête d'éditeur. Et je lui souhaite d'y parvenir, comme à son auteur. A vous, je vous promets la suite de ma thématique bêbête pour cette semaine, avec si vous êtes sages, des histoires de princesse, mais pas cucul les paillettes, les princesses ! Et puis hauts les cœurs. Elles étaient sucrées, les deux fraises du jardin. 

vendredi 20 septembre 2013

Des petites bêtes pour les tout-petits !

En parlant des Petits bêtes et de livres pour enfants, ne faites-vous pas une association directe ? Les Drôles de petites bêtes, évidemment. Pour cette partie de la thématique, une sélection pour les tout-petits, je ne pouvais que vous en parler. Des dizaines d'albums consacrés à chaque insecte, Belle la coccinelle, Léon le bourdon, Loulou le pou, Mireille l'abeille... Certains de ces personnages sont présentés dans Ecoutez bourdonner les drôles de petits insectes, un livre sonore signé Antoon Krings, bien sûr. Une histoire, six personnages et six sons à découvrir avec des bzzzzz des zzzzzzon, des buzzzzzz, des tsééééé,  pour surprendre bébé et apprendre aussi !
Toujours chez Gallimard Jeunesse, section musique, cette fois, c'est une grande et belle découverte que j'ai faite avec Coccinelle ouvre ses ailes de Yann Walcker, illustrée par Nathalie Choux et contée par La Grande Sophie.
Petite coccinelle doit apprendre à voler, un coup de vent et elle s'envole, s'envole malgré elle. Jusqu'à tomber dans un piège, une toile d'araignée. Miraculeusement, elle parvient à se libérer, mais le monde des petites bêtes n'est pas vraiment rose. Et s'il était bleu ? Bleu comme le ciel, ça y est Coccinelle a ouvert ses ailes ! Un bel album à regarder, une voix pétillante à écouter, celle de La Grande Sophie, et une chanson finale exquise, à écouter, écouter, réécouter, et à chanter.  *** Coup de cœur ***


Oh! Les jolies petites bêtes. Un incontournable Kididoc pour découvrir les formes et les noms des petits êtres qui peuplent les parterres, qui se promènent dans les airs, qui tournent autours des fleurs, s'accrochent aux branches ou aux feuilles. Des matières à toucher, des fenêtres à ouvrir, mais aussi roues, pop-up, légendés, c'est gai et coloré, ça fourmille de détails et on y apprend même comment la chenille devient un magnifique papillon. A découvrir à partir de 2 ans.






*** Les références ***
. Ecoutez bourdonner les drôles de petits insectes, un livre sonore d'Antoon Krings, Editions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, septembre 2013 - 10,50€
Coccinelle ouvre ses ailes de Yann Walcker, illustrée par Nathalie Choux et contée par La Grande Sophie, Editions Gallimard Jeunesse Musique, Collection Le tube des tout-petits, septembre 2013 - 12,50€
Oh ! les jolies petits bêtes, illustré par Mélanie Combes, Editions Nathan, avril 2013 - 9,90€

mercredi 18 septembre 2013

Des bêbêtes en thématique...

Je vous avais promis la thématique, et la voici, la voilà, comme les mouches qui rentrent dans la maison à cause d'un petit coup de froid, les araignées du soir, espoir, les escargots d'il pleut, il mouille, elle arrive ! Comme les fourmis bêcheuses, les papillons de nuit, non les mites en fait, comme les cigales qui se font la malle, les scarabées qui se font les blés, les coccinelles, demoiselles, on ne dit plus mademoiselle, sauf quand on est rouge à pois noirs, comme les chenilles processionnaires, c'est toujours mieux que procédurières,  surtout si elles s'en prennent déjà à quelqu'un qui bat de l'aile. Elle arrive, la thématique. Même pas peur, des bêbêtes. Loin de là. Enfin, loin de là, ici. Je ne vous parle pas de scorpions, de mygales, de frelons. On est d'accord. Je vous parle de bestioles, d'insectes, d'araignées, de ver de terre et autres je vous parle de larves, de trucs qui bavent, qui croquent, tiens tu as vu maman les grandes dents pour manger un tout petit bout de pomme. Limace, grosse et orange, sur le chemin d'un arrêt pipi sur le gazon. Je vous parle des papillons qui volettent sur des petites fleurs, des abeilles, rares. Des guêpes qui débarquent au premier poulet. Ou de gendarmes aussi.
Vous savez ces punaises rouges et noires que l'on voit partout partout. Je vous parle des moustiques qui nous mangent, d'acariens qu'on voit à l'oeil nu, pas des autres, je les aspire, de libellules qui bullent, de mantes, de scarabées, de doryphores, je vous parle de patates, de celle que j'allais voir avec Monsieur Toile, dans le potager de mon grand-père. J'étais minus. Ou du doryphore. Que l'on y retrouve, entre autres. J'ai appris ce nom petite, sur le tas. Sur la motte. L'ennemi juré du jardinier cultivateur de patates. Horreur ô doryphore.  Monsieur Toile parlait peu et j'étais bavarde. Monsieur Toile me montrait les doryphores, qu'il écrasait. Résultat, je n'aime pas trop trop les patates. A moins qu'elles ne soient douces. Et j'aime bien les doryphores. Et j'ai une pensée à la motte de chez nous pour Monsieur Toile qui a dû partir il y a bien longtemps. Parce qu'il me semblait déjà si vieux et que je devais avoir 4 ans. Pas plus.
La Toile
J'adorais mettre les mains dans la terre. Et regarder les doryphores. Et je me souviens de ces toutes petites araignées rouges, minuscules, il y en avait à foison. Bien plus tard, j'ai su que c'était des aoûtats. Rien à voir, presque. Il y avait aussi les escargots sous les campanules. J'avais le nom des escargots, bien sûr, quand j'étais petite. Pas celui des campanules. Chez mes grand-parents. De tas et des tas d'escargots à observer. Sous les hortensias aussi. Le paradis des petites bêtes. Chez mes grand-parents, toujours. C'est marrant, en écrivant, je m'aperçois que je n'ai pas planté beaucoup de choses de-ci de-là à la Maison Rouge. Mais il y a un pied d'hortensias près des campanules. Et ce Monsieur Toile, ce jardinier qui n'avait de Toile que le nom que je lui donnais, moi petite ? C'est peut-être ce magnifique album qui m'y a fait penser.
La Toile, d'Isabelle Simler. C'est avec cet album magnifique que je découvre les Editions courtes et longues. C'est avec cet album splendide que j'ouvre ma thématique sur les insectes, les petits bêtes. Il n'y a pas d'âge pour regarder, admirer, ce livre aux illustrations réalistes, aux croquis et aux noms précis. Des feuilles, dans un paysage, le vôtre, le mien, n'importe lequel ou presque. La faune. Une fougère. Des chatons. Chatons de noisetier, d'aulne, d'érable, de châtaigner. Chasse à la feuille. Une loupe. Une observation plus précise. Une punaise. Et toute sa famille, d'eau, de l'aubépine, à cornes, pie, du chou, à dentelle ou arlequin.
Des papillons, même immersion. Phalène, paon de jour, corail, ramoneur, et d'autres encore. Des coques aussi, des bogues, des cupules de glands, l'automne approche. Des fleurs, et des insectes encore et encore. Libellules, rosalies, perce-oreille.
Et des mouches et des mouches et des mouches. Et des moustiques. Et puis des plumes, j'y reviendrai dans quelques jours ou quelques semaines, sur les plumes. Et puis la toile, enfin. Énorme, splendide en noir et blanc d'abord, avec des yeux. Plein format, plein album, rectangulaire. Puis tout en couleurs, en dentelles, tout en talent. Bravo pour ce beau livre dont la grande qualité permettra aux plus petits comme aux grands de regarder, d'observer, de reconnaître et de nommer précisément petite bêtes et petite flore. *** Coup de cœur ***

La toile d'Isabelle Simler, Editions Courtes et Longues, janvier 2013 - 22 €


la Toile fait partie de la sélection Pépites, présentée sur A l'Ombre du Grand Arbre et vous pouvez lire la chronique de La littérature Jeunesse de Judith et Sophie  et celui de Za ici.

lundi 16 septembre 2013

Rattrapée par la vraie vie...



Je suis en retard. A la bourre, complètement à l'ouest pour ma chronique du lundi. Vous avez dû patienter sagement. Silencieusement; Presque. Vous êtes pourtant de plus en plus nombreux à suivre le blog. Plus de 5000 consultations mensuelles, la rentrée commence fort. Merci. Un grand merci à vous. C'est essentiel, n'est-ce pas, d'écrire pour être lue. Je ne vais pas vous raconter mon histoire avec ce blog. Vous la connaissez peut-être déjà. Qu'il est important,  pour moi, ce blog. Si vous voulez en savoir un petit peu plus, cependant, rendez-vous sur le site et surtout, le site Bretagne en Famille  qui me fait l'honneur de présenter Maman Baobab dans sa rubrique "Les mamans blogueuses", ça vient de paraître et c'est Ici. Pas peu fière.

La Bretagne, en famille. C'est ma vie de tous les jours, me direz-vous. Parfois c'est un peu plus, un peu mieux que ma vie de tous les jours. La preuve ? Quelques photos de ce week-end passé dans le Finistère. La mer, le sable, le vent, les odeurs, les couleurs, le  vent encore dans mes cheveux et le soleil qui caresse mon visage. Je ferme les yeux... Une parenthèse enchantée le temps d'un week-end, hors quotidien saturé, trop rythmé, hyper cadencé. Une parenthèse qui se compose, petit à petit, se propose, qui se recompose, aussi, on dit ?  Qui s'écrit. En tout cas. Peut-être pour qu'elle devienne un peu plus qu'une parenthèse.  Peut-être parce qu'elle l'est déjà. Comme s'il était possible de retrouver des petites tartines au beurre de bonheur. Il me tend la main.


Une petite tartine, une crêpe, du far, un gâteau breton (celui dans lequel on met 200 grammes de beurre mou pour ne pas dire qu'on met la plaquette), à moins que ce ne soit dans le Kouign-Amann qui trouve forcément son équilibre dans l'association des exacts tiers :  farine, sucre, beurre. Un goût d'ici, c'est aussi, des Saint-Jacques, de la galette, du homard pour les grands soirs, de la langoustine en velouté, une tourte pour les hanches, du bar pour la bonne chair, du kig ha farz parce que c'est diaboliquement bon et que l'automne pointe, ou encore tout un tas de recettes avec du lait ribot dedans... En substance, c'est ce que vous retrouverez dans ce livre de cuisine tout carré de la collection Tendance Gourmand chez Larousse : Made in Bretagne de Sarah Schmidt. Enfin peut-être pas tout exactement. Car il y a des fraises des bois paraît-il et avant la cueillette des champignons, les mûres murmurent pour confiture. Dans ce livres, ils n'y sont pas. Et bien sûr, comme il n'y a pas de frontière dans notre région et que nous sommes très ouverts, nous les bretons, ça déborde par contre un peu, agneau du pré-salé, fouace nantaise, et même et surtout Scones. Une des passions secrètes de mes papilles. Oui je sais avec tout ce que je dis que j'adore manger, vous m'imaginez au double quintal. Mais non, quand même. Une très jolie couverture bleue, du beurre et du sucre, des produits revisités et intégrés dans des recettes faciles à réaliser, voici un bon petit livre de recettes pour garder par chez vous un goût de chez nous. Une petite part de bonheur. Comme si après la tempête, après les grands fracas, la mer redevenait calme. Comme si le bleu revenait dans le ciel. Mais pas un ciel tout bleu tout le temps, pas le calme plat, la monochromie, la monotonie. Juste la vie, la vraie. Parce que la vie en bleu, tout en bleu, elle n'est paraît-il par si chouette. Elle est plate, sans forme, sans émotions, ennuyeuse. Elle pourrait être un but à atteindre. Pourquoi pas. Comme dans l'album d'Alice Brière-Haquet et Claire Garralon.

Une vie en bleu. Deux personnages rangent, ordonnent leur vie pour ne la faire paraître que bleue. Hors de vue le rouge, l'amour, ou ce qui pique et ce qui fait mal, l'amour donc parfois. Hors d'ici le vert, la terre, les rêves. Loin de là le jaune, le blanc ou le noir des orages. Leur vie devient toute propre, toute nettoyée, toute plate. Rien, il ne se passe plus rien. Ennui. Demi tour, ils ressortent les couleurs, "même si ça pique, même si ça vit, même si ça fait envie" car c'est ça, la vraie vie. Une histoire charmante pour aider les petits lecteurs à comprendre qu'il faut parfois des petits bleus pour comprendre quand on est heureux.






Une petite tartine de bonheur, je ne vous en ferai pas  une tartine, mais j'en ai fait une photo. Ce week-end aussi, sur une plage bretonne, pardi. Il s'en dessine des choses, sur les plages. Et quand il n'y a pas un grain de sable, un caillou, mais plutôt des kilos et des tonnes de sable, des milliers de cailloux, ça peut faire une jolie tartine de bonheur. Il me tend la main.

Et puis, en parlant de vie de famille, de composition, de recomposition, j'avais envie de faire un petit clin d’œil du côté de Paris, de trinquer au lait fraise (la journée), au bon rouge le soir, à autre chose pour vous, si vous le voulez, pour fêter l'ouverture du blog, du vrai, du beau de Paf ! le P.A.F. l'excellent Père Au Foyer, qui a aussi, je dois le dire, une meuf qui assure, plus connue sous le nom de Mère Qui Bosse (MQB) et qui n'a pas moins fait que de me laisser un appétissant lait fraise sur sa page. Jetez-y un œil. A l'occasion de mon clin. Vous vous y installerez forcément un moment. Y a des Curly et des radis. Il y a une famille composée. Et une bande son. Aléatoire. J'ai pris celle-ci


Made in Bretagne de Sarah Schmidt, photographies d'Aline Caron , 
Editions Larousse, mai 2013 - 7,90 €
Une vie en bleu d'Alice Brière-Haquet et Claire Garralon, 
Editions Océan Jeunesse, août 2013 - 11 €

vendredi 13 septembre 2013

Au pays des merveilles...

Je vous parle tout le temps de livres ou presque, peu de ma bibliothèque. Parmi mes albums privilégiés, se trouvent Les étoiles de Miu d'Agnès Domergue et Le Yark de Bertrand Santini, illustré par Laurent Gapaillard. Cela fait des mois qu'ils sont sortis, des mois que je les connais, des mois qu'ils me sont précieux, qu'ils m'ont été précieusement dédicacés aussi, que j'en achète des exemplaires pour les offrir, pour qu'ils cheminent. Cela fait des mois et je ne vous en ai pas encore parlé. Shame on me. Je voulais vous en parler, et le temps, comme d'habitude, a filé. Je voulais vous en parler, et la pile de livres a grandi, a grimpé, a rejoint le plafond, le ciel, les étoiles. Tiens, des étoiles. Je voulais vous en parler mais pas à la va vite, je voulais vous en parler quand presque plus personne ne vous en parle. Je voulais vous en parler en pleine rentrée littéraire, quand ce n'est pas la leur. Je voulais vous en parler avant de vous parler du prochain Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, car on le sait, on le sent déjà, les regards sont tournés vers cet événement, vers les sélections, vers les distinctions, vers cette émulation. Il fallait que je refasse une immersion dans ma bibliothèque, en pleine rentrée littéraire, en plein boom de septembre. Je les ai sortis. Ils n'étaient pas bien loin. Ils savent se rappeler à moi. De temps un temps. Tiens, des étoiles. Tiens, Grenouille, qui veut que je lui lise et relise Le Yark. Lecture exquise, elle en est ultra gourmande. L'album nous a accompagnés en vacances (Ici). Tiens des étoiles. Pas de thématique, juste une envie, chic, d'être au cœur de ce choix là. Me voilà donc responsable donc, de vous les présenter ensemble et de les aimer à égalité. Et voilà bien leurs points communs. Moi. Parce que sinon, ils n'ont pas grand chose à voir entre eux, à première vue. Et pourtant... Dans chaque album, de la finesse, de la subtilité et de la poésie. 

J'ai découvert Les étoiles de Miu en librairie. Et la couverture m'a tout de suite attirée. Un beau violet, une petite fille aux traits doux et à l'expression qui l'est tout autant. Miu. Drôle de prénom. Je l'ai pris, je l'ai ouvert, j'ai été bluffée. Des vignettes aquarelle, des traits et des tons légers, subtiles, du texte, peu, dilué, comme les couleurs de fond. De l'élégance, de la finesse, du doigté. En main, c'est un album d'une belle qualité d'édition, choix de papier,  légèrement teinté, granuleux aussi, épaisseur de la page. Mais surtout, surtout, qu'il est beau. Au fil des pages, des expressions revisitées, des métaphores, il n'y a pas vraiment d'histoire. Etoiles, nuits, rêves font le fil conducteur, le fil déambulateur dans les pensées, les idées de Miu et de son auteure et illustratrice, la talentueuse Agnès Domergue. Un voyage dans la douceur, des tons et demis tons, calme et sérénité imprègnent l'album, une pointe d'humour aussi. C'est beau. C'est tendre. C'est calme. Raffiné. Le temps ne file plus, on a juste à poser sa montre loin. Tic tac tic tac... Loin là-bas. A se poser et à profiter du voyage.

Voici un extrait texte: 
" J'ai un trésor bien plus précieux que ton château de conte de fée ! 
Regarde,
la lune, de ma fenêtre"

et pour le plaisir des yeux, quelques unes de mes photographies de l'album.  Si j'avais un texte, Agnès Domergue fait partie des illustratrices à qui je le présenterais.

"Tu l'auras voulu... Yark"
Non ce n'est pas une phrase tirée du livre mais un hymne à la bagarre
 pour de rire ou pour de mine, 
comme on veut, et comme on fait parfois ici, 
à la Maison Rouge.

Le Yark, je l'ai rencontré sur Internet. Il était appétissant, terriblement apprécié, chroniqué, adulé et aimé par quelques uns des membres de l'équipe d'A l'Ombre du Grand Arbre. Alors, il me le fallait, forcément. Mon histoire avec Le Yark a commencé avec la rencontre des auteurs ( J'avais adoré l'Etrange réveillon, l'hiver dernier (Ici) de Bertrand Santini, illustré cette fois par Lionel Richerand). Mon histoire avec Le Yark a commencé par une lecture délicieuse qui s'est achevée. Puis, une lecture supplémentaire que j'ai enchaînée pour savourer les beau mots qui racontent des choses affreuses à nos enfants. Et ces illustrations touffues, aux grands yeux et aux grandes dents. Il n'y a pas escroquerie, il y a des crocs et le Yark croque. Des enfants. C'est terrible. Je l'ai relu donc, directement, après l'voir terminé, pour ne pas quitter, pour le plaisir de l'histoire, mais surtout pour entendre sonner les phrases, les mots, d'apprécier le rythme, les cadences. Je me souviens, dans un TGV, en première. Il méritait bien ça, Le Yark. Une lecture grand plaisir en sortant du Salon du Livre de Paris. Du bruit, du bruit. Et le calme, l'hypnose. Quel talent, Bertrand Santini. Quel talent. Et puis depuis, je le lis régulièrement, à voix haute, chapitre par chapitre à ma fille de 4 ans, bien connue ici avec l'étrange surnom de Grenouille. Et elle en raffole. Et lu à haute voix, mais quel bonheur. Le bonheur des belles phrases, d'un beau texte, le bonheur de l'esprit, de l'humour qui jaillit pour raconter avec une voix qui chante, une voix qui soulignent les rimes et qui fait mélodie, les plus terribles des ignominies. Le Yark est un monstre. Il aime les enfants, certes, mais dans sa gueule, sur sa langue, au fond de son estomac.
" Il adore sentir leurs petits os craquer sous sa dent et sucer leurs yeux moelleux comme des bonbons fondants". 
Le problème du Yark, c'est que s'il n'a pas la papille si sensible, il a l'estomac fragile. 
" Son ventre délicat ne tolère que la chair d'enfants sages, un peu comme les vieux, qui avec l'âge, ne digèrent plus que le potage". 
Les enfants sages ? Une denrée rare, semblerait-il. Le Yark devra faire preuve d'ingéniosité pour réussir à mettre les crocs dessus et à remplir, remplir, celui qui crie famine - son estomac - en étant sûr que cette vermine - les enfants - n'aient pas fait la moindre bêtise, sous peine de se rendre très malade. Pas évident. Et soudain. (Il y a souvent 'soudain' dans les contes, et aussi 'il était une fois', mais pas là. L'auteur est brillant). L'auteure de la chronique bien moins, elle peut donc se permettre le "Et soudain". Et soudain, donc, Charlotte. Charlotte qui transforme ses plans en compote. Qui les écrabouille, les mets à mal. L'enfant modèle n'attendait que lui. Elle aime le Yark. Mais pas lui. Elle se rebelle. Il ne sait que faire de cet enfant qui ruine tous ses plans. Et puis il y a Lewis. Ah non, ce n'était pas Lewis, trop tard. Croqué, avalé, sa santé est ruinée. Au Yark. Patraque. Et patatras. Et Madeleine, alors ? Madeleine. Bonne, belle, aimante. Y a -t-il un cœur de Yark, sous tous ces poils de Yark ? Ou bien Madeleine n'est que bonne, bonne à croquer ? C'est ici en tout cas, que j'arrête mon résumé, ponctué, vous l'avez vu, de quelques dessins qui illustrent un album d'une très grande qualité, y compris en ce qui concerne son édition chez Grasset Jeunesse. A avoir et à offrir absolument. 
Mon histoire avec le Yark continue, encore et encore, comme avec Les Etoiles de Miu, comme Nox ou Méto, il fait partie des livres que j'offre et que j'offrirai encore et encore. Des livres avec lesquels je réponds à la question "Mais toi, vraiment, pourquoi, pour toi, la littérature Jeunesse ?". Parce que Le Yark, Méto, Nox, Les Etoiles et bien d'autres encore, albums ou romans pour tous les âges. Parce que la littérature pour la jeunesse n'a aucune limite d'âge. D'ailleurs, je ne saurais donner de tranche d'âge cible pour ces albums. Au pays des merveilles, ils sont destinés au lecteur universel. 

Les références
Les Etoiles de Miu d'Agnès Domergue, Editions Limonade, septembre 2012 - 12,40 € 
Le Yark de Bertrand Santini, illustré par Laurent Gapaillard, Editions Grasset-Jeunesse - juin 2012 - 13 €


mercredi 11 septembre 2013

Jour de poches pour les 6-8 !

Une petite sélection de livres de poche pour les enfants qui commencent à lire seuls... 

Où sont les trois petits cochons ? d'Agnès de Lestrade. Quand maman cochon s'apprête à donner naissance au dernier de la fratrie, elle se retrouve bien embêtée, il faut faire garder les aînés. C'est à Rosalie l'autruche qui va s'en charger. Bien obligée. La maniaque à plumeau va passer par toutes les couleurs en constatant que les trois petits cochons sont plus que  souillons... Jusqu'au moment où ils disparaissent. Bleue de peur, elle va les chercher partout partout. Partout, vraiment ? Un petit roman sympathique, un texte cours et adapté, des dessins avec des bulles, voilà un petit poche coloré et rigolo pour commencer à lire comme un grand. CP

Mon papa est un dragon de Catherine Kalengula. Filipo est nouveau en classe.  Ce n'est pas une raison pour ne raconter que des mensonges, des balivernes. Il dit que son papa est un dragon.¨Personne ne le croit, forcément. Les papas dragons font des petits dragons, pas des petits garçons ! Quand il a dit que sa maman était un oiseau, là tout le monde à bien rigolé et s'est moqué de lui. Balivernes, balivernes. Mais quand la cloche a sonné et que les parents de Filipo sont venus le chercher, ce n'est pas Filipo qui était le plus étonné... Un petit roman aux vives illustrations pleines pages, à dévorer seul ou en famille. *** Coup de coeur *** - CP 

Drôle de crayon d'Allan Ahlberg, illustrations de Bruce Ingam.  Dans ce livre, très surprenant qui entre dans les classiques en réédition chez Gallimard, c'est le crayon le héros. Un crayon qui dessine un petit garçon. Et un chien. Et un chat. Tiens, donc, voilà des héros pour l'histoire. D'ailleurs, ils se courent après. Enfin ils s'arrêtent parce qu'ils ont faim. Ils demandent d'ailleurs au crayon de leur dessiner de quoi manger. Mais pas en noir et blanc, on ne peut pas manger des trucs en noir et blanc. Voici un pinceau, donc. Et voilà une histoire qui prend vie, des scènes, d'autres personnages, des couleurs. Mince une erreur, il faut une gomme. Une gomme, elle efface tout, elle remonte le temps, les pages, les dessins. Elle veut même s'en prendre au crayon... L'histoire risque de très mal finir ! CE1

Je termine cette sélection avec deux petits romans de Christian Oster, collection Mouche de l'Ecole des loisirs. Le cochon et le prince de Christian Oster, illustrations de Dorthée de Monfreid. Il est difficile d'être plus clair que Christian Oster quand il s'agit d'un titre. Le cochon et le prince parle d'un cochon et d'un prince. Un cochon de compagnie dont  le prince voudrait quand même bien prendre un tout petit peu de distance. Pas parce qu'il ne l'aime pas ou plus. Non pas du tout. Juste parce qu'il voudrait trouver une princesse. Alors, il part en quête. En quête d'une princesse. Mais pas sans Charles, son cochon de compagnie, qui le suivra à une distance respectable pour faire croire qu'ils ne sont pas ensemble. Au cas où. Pas non plus sans qu'ils ne s'équipent tous les deux d'un téléphone portable pour papoter entre eux (mais à distance, forcément !) pour se joindre en cas d'urgence, etc, etc. Et quand arrive la princesse (et bien si, j'écris la princesse, puisque c'est le prince) et que le prince s'aperçoit que le cheval qu'elle monte est un peu penché, on se demande si ce n'est pas l'histoire qui penche un peu. Qui dérive. En toute logique. En toute logique ubuesque de Christian Oster, une histoire rocambolesque qui parle donc d'un cochon, d'un prince et d'une princesse. Enfin, il y a aussi une vache. Charmante, paraît-il, mais je ne voudrais pas vous en dire trop.  CE1
Le Géant et le gigot de Christian Oster, illustrations d'Andrey Poussier.Il est difficile, parait-il, d'être plus clair que Christian Oster quand il s'agit d'un titre. Le Géant et le gigot parlerait d'un géant et d'un gigot, comme Le cochon et le prince parle d'un cochon et d'un prince. Et bien non. Pas tout à fait. Il y a bien un géant cantonné à la lettre G et obligé pour le coup de ne manger que des aliments dont le nom commence par un G. Comme gigot, vous avez tout compris. Mais il en a marre, le Géant de ne manger que du gigot. N'est-il pas possible de manger autre chose dans cette forêt ? Si. Mais il faut changer d'apparence, d'espèce et même de nom. Comme dans tous les contes, il rencontre un personnage clé, là une princesse, ici ce sera une fée. Mais une fée qui réalise les souhaits (enfin à peu près). Elle lui propose de devenir un nain. Non merci. Un lutin alors ? Va pour un lutin. Avec la liste des courses qui va avec : lait, lytchees, langoustine, lotte, langue, lapin, lentilles, limaces, lion, loup. Pas mal.  Mais maintenant que notre géant s'appelle Léon le lutin ete qu'il a une faim de loup, il va falloir qu'il trouve de quoi se nourrir. Quand il tombe sur un lapin, il se croit sauvé.  Quand il tombe sur un loup, il veut bien se mettre à table aussi. Sauf que le loup est un nom qui commence par un L et que du coup, on ne sait plus très bien qui du loup ou du lutin est sur la liste des courses de l'autre. Et la lutte commence alors. Heureusement, arrivent deux lapons. Oui deux lapons plutôt que deux lapins, mais la fée n'est pas très précise. Elle débute. Et nous, on rit. Enfin vraiment pour ce roman ci, j'ai beaucoup ri. Alors du coup, c'est un *** coup de coeur ***CE1 - CE2


Les références
. Où sont les trois petits cochons ? d'Agnès de Lestrade, illustré par Prisca Le Tandé, Editions Nathan, collection Premières lectures - mai 2013 - 5,60 €
.Mon papa est un dragon de Catherine Kalengula, illustré par Marc Boutavent, Editions Lito, collection La minute du Papillon, octobre 2009 - 3,90 €
.Drôle de crayon d'Allan Ahlberg, illustré par Bruce Ingman, Editions Gallimard Jeunesse, Collection L'heure des histoires - mai 2013 (pour ce format poche) - 5,50 
.Le cochon et le prince de Christian Oster, illustré par Dorothée de Monfreid, Editions Ecole des Loisirs, collection Mouche, mars 2013 - 7,50 €
.Le Géant et le gigot de Christian Oster, illustré par Audrey Poussier, Editions Ecole des Loisirs, collection Mouche, décembre 2012 - 7,10 €


Cet été je vous ai aussi parlé de...

Pas de pitié pour les baskets de Joy Sormann, illustré par Olivier Tallec Actes Sud pour la présente édition - 2013 - 4,95€ Ici
Pierre lapin de Beatrix Potter, La belle lisse poire du Prince des Motordu de Pef, et de Gruffalo de Julia Donaldson et Alex Scheffler ci

lundi 9 septembre 2013

L'équipe d' A l'Ombre du Grand Arbre...

vous parle de Sweet Sixteen Ici


















Je vous en parlais avant les vacance Là  et son auteure, Anne-Lise Heurtier,
 me faisait le plaisir de répondre à mes questions par Ici

Un très bon roman à proposer à partir de 12 ans

dimanche 8 septembre 2013

Atelier gâteaux fastoches !

Pour le goûter d'anniversaire de Grenouille-qui-n'aime-que-les-gâteaux-au-chocolat, on a fait un gâteau au chocolat ! Comme j'avais envie de changer de recette, comme je voulais faire ce gâteau avec les enfants, comme il fallait donc qu'il soit facile à réaliser, comme j'avais reçu deux très beaux petits livres de recettes édités chez Thierry Magnier, nous nous sommes lancés dans la recette d'un gâteau fastoche, au chocolat bien sûr !

Deux petits "chefs" en tablier, répartition des tâches (et de quelques salissures), disposition des ingrédients et des ustensiles... Et c'est parti, dans une heure et demie nous allons chercher les premiers invités au centre de loisirs. Autant dire qu'il faut faire vite, et bien. Et c'est d'ailleurs en un rien de temps (surtout si on exclut le temps de nettoyage) que la pâte du gâteau au chocolat a été réalisée (et le fouet léché). Alors bien sûr, vous en donner la recette exacte serait trahir l'auteur, du coup ne m'en voulez pas trop. Vous ne saurez rien, presque rien. Très peu d'ingrédients, très peu d'ustensiles, un délice pour les fines bouches ou les goulues, ce Fondant au chocolat, est un hymne pour les hanches maternelles ou les p'tites joues rebondies des petits. Histoire de vous donner un petit peu envie, j'ai pris quelques photos de l'atelier. Et si vraiment vraiment, vous êtes sages, je peux vous la concocter à l'occasion d'un goûter, d'un petit déj, d'un pique-nique, d'un salon du livre. 

J'admets que je simplifie le gâteau fastoche et que je ne fais pas de vrai bain marie. 
Chocolat fondu au micro-onde, il n'y a plus qu'à mélanger, à faire fondre les petits morceaux rescapés et à lisser. 
Enfant gourmand élevé au fouet. 

Je ne vous donne pas la recette du gâteau au chocolat, mais par contre, je ne résiste pas à l'idée de faire un focus sur le gâteau au yaourt, puisque je vous en ai parlé il y a peu de temps (Ici). Et comme je sais que vous avez été sages, je vous livre ma version modifiée de la recette du gâteau au yaourt. Dans le livre gâteau fastoche, elle est servie avec le grand classique, et comme c'est le cas pour chaque recette présentée, un encadré propose quelques astuces, notamment de remplacer l'un des pots de farine par un pot de noisettes en poudre. Ma petite touche ? La remplacer par de la poudre d'amande. J'ajoute un peu de vanille, j'utilise du sucre roux et surtout surtout, je remplace le bidon d'huile par son équivalent en beurre fondu. Pas mal, non ? 
En tous cas, c'est à peu près ce que nous avons fait pour offrir le choix à nos hôtes de 4 ans. 
Vraiment fastoche de chez fastoche... Fastoche encore pour le goûter d'anniversaire, on a opté pour tes petits moules et des petites parts.
Et quelques dizaines de minutes plus tard, un résultat plutôt appétissant, jugez plutôt l'apparence de ces gâteaux non démoulés. 
On les a montés, décorés avec des paillettes de sucre, des smarties et des milliards de bougies (à deux ou trois près).
Il n 'y a pas eu beaucoup de reste. Même pas de quoi en donner à Papy et Mamie. Chut, il ne faut pas leur dire... C'était une grande réussite. Je l'évoquais lundi

Gâteaux fastoches et Espèces de tartes !
De Seymourina Cruse et Carole Chaix

Deux très jolis cahiers de recettes au format presque poche avec une belle qualité d'édition. Des couvertures Kraft et des dizaines de recettes expliquées sur une double page. Simplissimes à réaliser, elles s'adaptent très bien à la formule "à faire en famille". D'un côté la liste des courses et le déroulement de la préparation. De l'autre des illustrations au crayon. Avec les tartes, vous retrouverez du salé (quiche, tarte au fromage, au thon, au chamignons...) et du sucré ( tatin, citron, fruits divers, alsacienne au fromage blanc, galettes des rois... Avec la recette des fonds, forcément. Dans Gâteaux Fastoches, du baba orange au Brownie noix de pécan, des financiers aux charlottes, en passant par le Normand aux pommes ou l'opéra... Vous y trouverez de tout et pour tous les goûts. Il y a même une recette de gâteau au noix, celui-là même pour lequel je craque de temps en temps je l'avoue. Des ingrédients basiques, des recettes simples, tout y est pour cuisiner bien, bon et pas trop cher. Le livret se termine avec un lexique illustré et une table de conversion des poids et des mesures. De quoi donner à cette belle collection un clin d’œil gourmandise et un beau *** coup de coeur *** ils entrent dans la liste des petits livres plaisants à offrir et à se faire offrir. 

Editions Thierry Magnier, collection Carnets de recettes bonnes à croquer
9,90 € - mai 2013