mercredi 30 janvier 2013

Sublutetia : La révolte de Hutan

C'est en quelques secondes que tout s'est joué. Juste le temps pour Nathan de refaire son lacet. Juste le temps pour toute la classe de prendre le métro, que les portes de la rame se referment, le laissant à quai. Seul. Enfin non, pas tout à fait car Keren, une camarade de classe qu'il ne connait pas très bien est elle aussi restée en carafe. Alors qu'ils décident de prendre le prochain métro pour tenter de rejoindre le groupe d'élèves, tout bascule. Pas dans le vide, mais dans le noir, dans les profondeurs de Paris, où ils sont poursuivis par de drôles d'energumènes en costume d'époque, où ils se perdent, où leur vie est mise en danger peut-être, où ils découvrent un monde englouti absolument déconcertant : c'est Sublutetia.
"Ici ce n'est pas une prison. Les sublutétiens sont là parce qu'ils l'ont choisi , malgré les sacrifices que cela implique".
Un univers, ils l'apprendront à leurs dépends qui est en péril, à plusieurs niveaux : grands travaux des surfaciens, luttes de pouvoir intestines, attaque des singes... Nathan et Keren feront preuve de tout leur courage mais aussi d'une grande ingéniosité pour aider les sublutétiens à sauver leur univers. Ce premier roman d'Eric Senabre ne m'a pas accrochée à la toute première ligne. Il a fallu que la machine se chauffe, telle une Martha, la rame ancestrale qui conduira Nathan et Keren dans une aventure dans laquelle on rentre nous aussi finalement. Mais le déclic, je l'ai eu. J'ai suivi les deux jeunes héros dans les sous-sols parisiens, dans les galeries et les stations fantômes. La fin du tome appelle une suite, et j'ai bien envie de la connaître. Le douloureux secret de Nathan trouvera-t-il dénouement ? Pour en savoir un peu plus sur la série, le blog de l'auteur est  - toujours aux éditions Didier Jeunesse, le tome 2 est paru - Sublutetia, Le dernier Secret de Maître Houdin - et je ne manquerai pas de vous parler dès que je l'aurai lu !

Sublutétia - La Révolte de Hutan - Tome 1, La Révolte de Hutan d'Eric Senabre, Editions Didier Jeunesse, 2011 - à partir de 12 ans.

Du côté des Croqueurs de livres d'A l'Ombre du Grand Arbren Kik vous en parle Ici
Pour rappel, ce premier tome faisait partie de mes recommandations de Noël sur le blog collaboratif A l'Ombre du Grand Arbre : parce que ça fait du bien de partir à l'aventure, bien sûr !

La volupté...

... ou comment avoir toujours quelque chose à ajouter pour se lever, se relever ou se re-re-relever.
"  - Maman je veux te demander quelque chose..." réintroduit la jeune Grenouille en s'approchant de sa maman blogueuse. Une Grenouille, faut-il le préciser, qui se relève pour la 20e fois ce même soir...
" C'est quoi la volupté...?"
"Heu... pffffffffffff..." répond sa mère, celle qui s'était dit, ça y est c'est le calme après la tempête, le duo ronpchiiiit, je vais pouvoir être tranquille pour tapoter du clavier. Tout ça, la vue imprenable sur la bouteille de lait (celle-de la pub pour comment on fait les bébés), et puis l'air de la mère désabusé, la Grenouille pleine de ressource l'a lus dans les yeux aux traits tirés de la maman qui avait bien d'autres pensées à cet instant T. Celle-là même qui a osé lui répondre "Je te dirai quand tu seras plus grande". (Si si, je l'ai fait. C'est nul hein ? ). Botter en touche avec la beauté de la maisonnée, il n'en était pas question. D'ailleurs aussi facilement qu'elle était descendue de son lit, elle ne se démonte pas ( à défaut d'y remonter tout de suite, dans son lit). Et ainsi va l'avis, elle continue sur sa lancée : 
 " - Ben là je suis déjà plus grande" (merci d'insister fortement sur les deux syllabes de déjà pour vous rapprocher au plus près de la scène réalité), déclare donc l'asticot du haut de ses pointes de pieds piquées au sol. Ce qui, il faut l'admettre, la réhausse de quelques centimètres.  "Je sais déjà ce que c'est volupté. C'est de la soupe qui fait grandir". Et hum. Le nez retroussé, le menton pointé vers le ciel, l'enfant en petit bateau fait demi-tour et repart dans ses pénates. Aussi vite qu'elle était venue. A peu près.

lundi 28 janvier 2013

Le rire de Camille

Aujourd'hui, c'est lundi ! C'est le jour du billet sur le blog collaboratif A l'ombre du Grand Arbre que je vous invite à découvrir.
Il s'agit d'une lecture commune à laquelle j'ai participé au sujet du livre
Le rire de Camille de Mathis, illustré par Emilie Harel chez Oskar Editions.
Rendez-vous sur A l'Ombre du Grand Arbre, !

samedi 26 janvier 2013

Ravalement de façade (concours illustrateurs !)

Comme une vive envie de travailler le visuel du blog Maman Baobab dont le nombre de visites est en pleine croissance : + de 2500 pages vues par mois... merci !

Alors j'ouvre les portes de ce gros arbre et propose aux illustrateurs intéressés un modeste concours. Celui de faire la bannière du blog, une illustration qui servira également à la création des marques-pages de Maman Baobab. A gagner une jolie surprise bien sûr qui arrivera directement dans la boîte aux lettres du gagnant, un peu de visibilité aussi avec un portrait qui sera publié sur ce blog, beaucoup de reconnaissance et de bonne humeur évidemment ! Toutes les participations seront exposées dans un album sur la page Facebook du blog (ICI) avec les liens des sites et des blogs des illustrateurs s'ils en ont. Enfin, un article sur ce blog récapitulera toutes les participations.

Vous avez jusqu'au 20 février pour participer en m'envoyant votre libre contribution à :

Objectif : diffusion des marques-pages au Salon du livre de Paris le 22 mars !

Sur la bannière, je verrais bien un baobab, un petit pois, une grenouille et des livres... Et vous ? Laissez cours à votre imagination, aucun élément n'est imposé ! A vos instruments... si le coeur, les doigts et l'esprit vous en disent !

jeudi 24 janvier 2013

Histoires du loup qui habite dans ma chambre

Des histoires, comme des nouvelles, comme des fabulettes, comme un petit voyage fabuleux, d'objets en objets, dans une chambre, comme le réel fantasmé, comme le réel devient merveilleux, comme les deux pieds dans l'imaginaire, dans l'imagination même, d'un petit garçon qui fabule. Et la boucle se boucle, ou pas du tout.Sous cette couverture rouge, des histoires de tout. Pas que de loup. Pas seulement du loup qui habite dans sa chambre. Pas seulement des moutons qui habitent dans sa chambre. Pas seulement de cette poule qui pleure parce l'oreiller est fait de toutes ses plumes. Elle n'habite pas dans sa chambre. Faudra -t-il la retrouver jusqu'en Amérique ? Pas seulement de cette chemise à fleurs si exclusive qu'il faudrait la porter de jour comme de nuit. Pas seulement de ces gens qui habitent dans l'ampoule et qui ont l'air heureux. Pas seulement du matelas qui devient marécage, du fantôme qui fait des crêpes qui sentent bon, en pleine nuit. Pas seulement des livres des personnages qui se mélangent, des lettres qui s'envolent se décrochent des livres, ou des chaussures capricieuses. Non, ce n'est pas seulement ça. C'est aussi, encore, un voyage onirique, doux, poétique, bien écrit. Très bien écrit même par le talentueux Hervé Walbecq. Des illustrations, de l'auteur aussi, aux traits fins, aux traits sages et tenus qui répondent à des textes qui s'échappent, eux. Sans toutefois nous échapper. C'est un ** coup de coeur **, vous l'avez compris.  

Histoires du loup qui habite dans ma chambre de Hervé Walbecq, Editions Ecole des Loisirs, Collection Neuf, novembre 2012 - 8,70 € - à partir de 9 ans.

mercredi 23 janvier 2013

A bas les bisous !

Bon ben voilà, disons le tout de suite, quitte à peiner Papa et surtout Maman, quitte à ronchonner sur Grand-Père. Kaï ne veut plus de bisous. Il ne veut plus qu'on pose des lèvres tout humides sur ses joues de grand, ses joues de 9 ans. Il ne les supporte plus, les bisous. Et puis il n'est plus un bébé. Les bisous c'est pour les bébés. C'est bien ce qu'il pense,  alors c'est décidé. Non mais. Y a encore que Grand-Père qu'on peut un tout petit peu tolérer mais c'est juste parce que sa mémoire se fait la malle de temps en temps. Il ne se rappelle plus que Kaï ne veut plus de bisous. Plus de bisous, plus de bisous, jusqu'au jour où Pascal un petit copain de l'école vienne à la maison et fond en larmes en recevant un bisou de Grand-Père. Jusqu'au jour où Kaï comprend qu'on a le droit même à 9 ans, même plus grand, de recevoir et d'aimer les bisous, d'en donner aussi à ceux que l'on aime... Une jolie histoire d'amitié, avec en filigrane une réflexion sur les sentiments, les émotions et la mort.
A bas les bisous de Thomas Gornet, illustrations d'Aurore Petit, Editions du Rouergue, collection Zig Zag, à partir de 7 ans - 7 €.

mardi 22 janvier 2013

lundi 21 janvier 2013

Lecture commune de La Pouilleuse




Au jourd'hui, je vous invite à lire la lecture commune du roman
La Pouilleuse de Clémentine Beauvais à laquelle j'ai participée avec une partie de l'équipe d'A l'Ombre du Grand Arbre.


C'est Ici

dimanche 20 janvier 2013

Le roi des taupes


... ou le merveilleux voyage dans le monde imaginaire d'un petit garçon, un univers sans frontière.

" Les gens ne me croient pas , mais je fais constamment des choses extraordinaires, sans me fatiguer le moins du monde. Enfin, moi, je ne les trouve pas si extraordinaires, mais les autres si.
Je ne sais pas pourquoi. "

Nous non plus, on n'imagine pas pourquoi ce petit héros narrateur n'est pas cru. Un petit narrateur à l'imagination débordante, légèrement fantasque, drôle, à l'esprit ouvert, vagabond, voyageur, quelque peu perché dans les airs quand il n'est pas enfoui dans le sol, auprès des taupes, notamment. On y croit dur comme fer à ce voyage imaginaire, à l'histoire de son univers qui nous emmène tantôt dans les nuages, tantôt au fond des mers, ou dans l'espace, dans l'univers loin là-bas sur une drôle de planète, à moins que ce ne soit très profond, dans les galeries, dans les entrailles de la terre. Autant de lieux dans lesquels on le suit, sans transition, sans pont, et dont les images nous sont données tant par le texte d'Olivier Rolin que par les illustrations d'une  grande qualité de d'Adrien Albert. Bien sûr tous ces lieux sont peuplés, bien sûr il s'y passe des choses étonnantes, bien sûr, c'est une belle aventure dans laquelle on croque le rêve avec délice, bien sûr on saluera le souverain, parce que vraiment, ce n'est pas rien de devenir roi à 7 ou 8 ans et encore moins le roi des taupes, foi de Maman Baobab qui connaît de très très près un petit garçon entouré de personnages imaginaires. Un très beau texte qui donne la part belle à l'irréalité sans frontière. *** Coup de coeur ***


Le roi des taupes d'Olivier Rolin, illustré par Adrien  Albert, Edition Ecole des Loisires, collection Mouche - août 2012 - 7,20 € - à partir de 7 ans.

samedi 19 janvier 2013

Il a neigé, dans la nuit...

ça y est enfin, c'est vraiment vraiment l'hiver. Il neige ! Enfin il a neigé. Un petit peu. Cette nuit. De quoi faire dire à Grenouille, "wouaaaaaa ! Le Père Noël va passer!". Et puis, ça glace un petit peu aussi, pas grand grand chose mais juste de quoi patiner sur le pare-brise, de quoi fermer le parking de l'école, en pente. De quoi faire de la luge en voiture, descendre les côtes en chasse-neige, les remonter les pieds en canard, transformer ses doigts en stalactites, s'enduire de beurre les lèvres, mettre deux cols roulés, 5 paires de chaussettes, trois bonnets, et presque presque la combi de ski et les après-skis. Bref. Ici c'est la Bretagne il fait -3°C, on a 3cm de neige, peut-être 5 ou 6 cm. C'est la panique ! Des pluies qui piquent aussi genre le verglas gla gla. C'est la panique, on vous dit. Vous,  riez pas trop ! Si vous avez -10°C et 50 cm de neige. C'est juste que nous on n'est ni habitués, ni équipés. Et d'années en années, on ne se soigne pas ! Voilà pour aujourd'hui. Il fait froid, c'est l'hiver. C'est vraiment l'hiver. Et ce petit tapis blanc, c'est l'occasion que je prends pour vous parler de ce très joli livre pour les tout-petits.

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Regarde dans la neige
Voici un très bel album cartonné tout gris et rose, tout blanc et argenté. Une légère touche de noir aussi, de ci de là. A regarder - comme son nom l'indique - mais à toucher aussi. Là ça brille, ici c'est velours, là c'est doux, là il y a des aspérités, ici c'est lisse. Au fil des pages, aussi jolies que gaies, le jeune lecteur suit un petit lapin velours aux oreilles roses. Celui de la couverture. Il court, il court, de pages en pages, de scènes en scènes, et croise un renne, des oursons, renardeaux et petits oiseaux, un bonhomme de neige au balai et à l'écharpe argentés, des marmottes et des écureils. Au fil des pages, il faudra aussi les compter, 1- 2- 3- 4- 5, pas au-delà pour l'instant, mais c'est déjà pas mal pour un débutant ! Un livre parfaitement adapté pour faire découvrir la neige et la façon dont elle transforme les paysages avec bébé.

Regarde dans la neige illustré par Emiri Hayashi, éditions Nathan, collection Petit Nathan - octobre 2012 - 13,90 € - à partir de 9 mois.


Du côté des chroniqueurs d'A l'Ombre du Grand Arbre, Gabriel de La Mare aux Mots vous en parle Ici

Pour continuer à regarder et à comprendre l'hiver, je vous invite vivement à découvrir Le livre Rouge de l'hiver de Sophie Coucharrière et Hervé Le Goff que je vous présentais à l'occasion de la sélection sur le temps sur A l'Ombre du Grand Arbre : ! C'est un très beau documentaire à découvrir à partir de 4-5 ans dans lequel on suit la journée d'un petit garçon qui se pose tout un tas de questions sur la saison.
Le livre Rouge de l'hiver de Sophie Coucharrière et Hervé Le Goff, Editions Flammarion, septembre 2012 - 12,20 €



jeudi 17 janvier 2013

[Prix des Incos] Le Grand papa et sa toute petite fille

En septembre je vous l'annonçais Ici, la classe de Petit Poi(d)s participe à la 24e édition du prix des Incorruptibles. Les livres de la sélection 2012-2013 tournent tour à tour dans toutes les familles des élèves qui ont pour mission de les lire et de les critiquer ! ça y est, nous avons enfin vu arriver le premier et nous commençons directement par un album magnifique que nous connaissions déjà : Le grand papa et sa toute petite fille de Cathy Hors. 


Depuis qu'il était petit ce grand monsieur "rêvait du jour où il serait papa". Un bien joli projet sur lequel il réfléchit depuis tout le temps. A son enfant, il apprendrait des tas de choses très amusantes comme : "croquer les pommes directement sur l'arbre, papoter avec les oiseaux dans le ciel, avoir la tête dans les nuages, faire tourner la lune dans tous les sens". Autant dire que quand l'enfant arrive, il est le plus heureux des papas. Mais l'enfant est une toute petite fille, alors il faudra que chacun s'adapte pour trouver un bel équilibre, avoir la tête un peu moins à la cime des arbres et dans les nuages... Avec sa toute petite fille, le grand papa va découvrir un monde qu'il n'imaginait même pas. Douce, sensible et très poétique, l'histoire signée Cathy Hors est magnifiée par des illustrations d'exception réalisées par Samuel Ribeyron pour un grand album sur la relation père/enfant qui l'est tout autant et que nous vous recommandons vivement !

*** coup de coeur ***

Quelques photos de la séance découverte, lecture et critique !






Le Grand papa et sa toute petite fille de Cathy Hors, Edition Milan Jeunesse,
mai 2011, 13,50 € - à partir de 4 ans.

+ d'infos sur le Incorruptibles : http://www.lesincos.com/
+ pour participer en famille : http://www.lireenfamille.com/


Du côté des Croqueurs d'A l'Ombre du Grand arbre, Gabriel de La Mare aux Mots le chronique Ici et l'album faisait partie de sa sélection de Noël

mercredi 16 janvier 2013

Oups... un peu bof !

Emballée par Méto la trilogie intégrale d'Yves Grevet, j'ai voulu goûter à ses romans pour les beaucoup plus jeunes. Dans les rayons d'une de mes librairies favorites, Comme les 5 doigts du pied. OK, on y va ! 5 copains qui ont l'habitude de faire des colos ensemble doivent se retrouver de nouveau. Au moment du départ, il en manque un. Cédric ne peut pas venir. Sa famille n'a pas les moyens lui offrir ces vacances... Pour lui permettre de ne pas trop déprimer loin de la bande, les autres membres des "Mousquetairos" comme elle se nomme, vont lui envoyer des lettres dans lesquelles ils racontent les pires mensonges... Pas sûr que Cédric les gobe. Par contre sa maman... si ! Et les conséquences ne tarderont pas à arriver. Toutes les cartes sont posées pour que se tisse une histoire sympa, drôle autour de l'amitié et de la solidarité. Sauf que la fin est un peu tractopelletée à la va comme j'te pousse (oui, je vous donne l'image, vous en faites ce que vous voulez). Pour traduire, moi j'aurais bien lu un chapitre 4 1/2 entre le 4e et le 5e. Il manque un petit bout d'histoire, non ? Ça me fait cette impression... Un tout petit bout. Il faut dire - ou redire - que je quitte plus de 1000 pages d'une intrigue ficelée, cousue menu, au fil d'or, du même auteur. Alors, là. Ben, j'admets, un peu bof. Je pense cependant que le jeune lecteur pourra s'y retrouver, parce que l'histoire est en mode détente, bande de garçons et vacances, mais pas le fan absolu de Méto. Enfin, je ne pense pas.

Comme les cinq doigts du pied d'Yves Grevet, illustrations de Gwen Keraval, Editions Nathan (2005 pour la première édition - 2012 pour celle-ci), à partir de 7 ans.

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Hasard de la boîte aux lettres, aujourd'hui arrivent en même temps que cette chronique sur ce petit roman d'Yves Grevet paru chez Nathan, deux ouvrages de chez Syros dont Nox de Grevet sur lequel je me précipiterai dès la lecture en cours achevée (encore un gros roman jeunesse!) et une sélection de romans pour jeunes lecteurs de chez Nathan. Comme pour ne pas rester sur ce petit goût de désappointement ! Merci aux deux attachées qui se reconnaîtront sûrement pour ces beaux colis!


lundi 14 janvier 2013

dimanche 13 janvier 2013

Pouce !

Pouce, c'est un doigt de la main. "Mais moi là j'en ai que 5!" - "oui c'est normal".
Pouce c'est quand on fait une pause dans un jeu.
Pouce c'est quand on dit la comptine "Toc toc toc Monsieur Pouce es-tu là" ?
Pouce c'est quand il se prend dans une porte, clak.
Pouce, ça hurle, ça saigne, c'est pas joli joli. Garde ton sang froid.
Pouce, compresses, Doliprane... Pansements. C'est bon on a ce qu'il faut.
Pouce, on attend, on fait une pause dans le jeu.
Pouce mutliplié par 3 ou 4 côté volume, transformé en bleu noir côté couleur.
Pouce, ça fait mal, j'ai mal, j'ai trop trop trop mal, maman.
Pouce pas beau. Pouce Docteur. Pouce quelques heures aux urgence pour voir si sous pouce fêlure voire fracture... on avait écarté la suture bien qu'il soit légèrement scalpé.
Pouce, Mum tu peux prendre Petit Poi(d)s, j'emmène Grenouille aux urgences. Mummmmm hummm merci, toujours là, toujours là, pour moi, pour nous.
Pouce, juste une petite couverture, un petit chapeau, une petite poupée pour que les choses reviennent dans l'ordre.
Pouce, demain c'est lundi. Et tout à coup quelques heures de repos sont parties, envolées, dans les couloirs des urgences.
Pouce. C'est pas drôle. Quand même. Même si finalement c'est pas grave.
Pouce, dans le week-end : petite pause pour éviter quiètude, repos, programme établi, trio ronron, dimanche cool et compagnie.
Pouce. Pauvre petite puce. Jolie jolie poupée.


jeudi 10 janvier 2013

A l'Ombre du Grand Arbre...

... a élu ses trois meilleurs romans et ses trois meilleurs albums  JEUNESSE de l'année 2012.

Vous voulez connaître le résultat ? Filez sur le blog  : A l'Ombre du Grand Arbre

Une année bien remplie...

Le tête à tête de deux petits arbres. Un tronc à tronc plutôt, d'ailleurs. Et une discussion qui file à travers le temps, un ou deux petits mots chaque mois, au cours d'une année. Quand certains égrènent dans leurs têtes des rimes, ces petits arbres ont la parole libre. Tant au sujet de leur tête que de celle du voisin. Un graphisme sobre, un texte court qui raconte les changements de la nature au fil des mois sur une double page.

Et comme ce petit livre commence au mois de janvier, il est tout à fait temps de mettre le nez dedans. D'ailleurs en parlant de nez, l'un des deux arbres couverts de neige demande à l'autre,

" T'as vu le bout de ton nez ? Eh... Bonne année !"

Adapaté à la saison, n'est -ce pas ?

Je vous laisse découvrir ce joli petit album, mois après mois et vous quitte en vous glissant le soleil et la chaleur des beaux jours, l'échange d'août :

"J'ai chaud. J'ai soif". ça fait rêver en ces temps frisquets !

Une lecture facile pour le plus jeune âge, dès 2 ans.

Une année bien remplie de Xavier Deneux, Editions Tourbillon, 2009 - 9,05€

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mardi 8 janvier 2013

Deux Camille et du chagrin...

Le rire de Camille. Le rire, Camille, la petite fille héroïne de l'histoire, le retrouvera à la fin, comme un happy end annoncé dès le titre de l'album. En attendant, elle a du chagrin. Une petite fille qui a les yeux mouillés et qui ne sait pas pourquoi, c'est comme cela que commence ce bel album couverture orange pétant, couverture souple aussi aux illustrations crayons et bichromie. Une tendre image où les larmes se mèlent aux tâches de rousseur, tête à tête, nez à truffe pour ouvrir sur un voyage initiatique qui permettra à l'enfant de mieux comprendre ses émotions et de les amadouer. A travers de rencontres, celle d'un chien principalement, mais pas seulement, Le Rire de Camille, c'est ainsi une belle histoire d'amitié entre une petite fille et un animal, c'est admettre qu'à tout âge on peut être triste, sans tout à fait savoir pourquoi, c'est échanger autour de ces sensations, de cette boule au ventre, c'est laisser couler ses larmes pour évacuer un chagrin, ni gros ni petit. Un chagrin tout court. Un chagrin dont à aucun moment on ne saura la cause, comme une quête pour l'auteur, Mathis, d'une universalité. J'ai beaucoup aimé les illustrations d'Emilie Harel qui renforcent la tendresse du texte. Je découvre la collection également à travers cet album, collection Trimestre chez Oskar Editeur, qui donne très envie d'en lire plus, bien plus, ce que vous pouvez faire tout de suite en accédant au blog de la collection iCi !

Le rire de Camille de Mathis, illustré par Emilie Harel, Editions Oskar, collection Trimestre, à partir de 6 ans, 13,95 €

Le gros chagrin. Une petit fille qui s'appelle Camille, une petite fille qui a un chagrin gros comme ça, énorme même, aussi gros qu'un monstre nocturne, c'est l'histoire concoctée par Hubert Ben Kemoun. Comment faire pour s'en débarrasser ? Pas sûr que ce soit papa qui l'aide, il est dépassé. Maman ? N'en parlons pas, elle est partie à la maternité. Alors quoi ? Il y a vraiment de quoi pleurer. Le monstre chagrin le dit lui-même : c'est sûr qu'elle n'aura plus le temps de s'occuper de Camille, avec l'arrivée du bébé. Heureusement, il y a Kiki. Kiki l'éléphant, le doudou doux et bleu. Enfin bleu, c'est sûr. Doux peut-être un peu moins quand il va s'agir de faire sa fête au monstre chagrin. Parce Kiki il déteste qu'on fasse pleurer Camille, il n'aime pas du tout se retrouver trempé mouillé par les larmes de la petite fille. Il lui faudra être astucieux, c'est sûr. Mais il n'y a pas de raison qu'il n'y arrive pas, à deux contre un. Et peut-être, peut-être que la petite fille retrouvera le sourire, et peut-être peut-être que les mamans n'oublient jamais jamais leurs enfants, même quand un petit frère ou une petite soeur arrive. Une histoire très tendre pour accompagner les petits aînés qui pourraient être angoissés par l'arrivée d'un bébé dans la famille, très agréablement illustrée par Charlotte Roederer. 

Le gros chagrin d'Hubert Ben Kemoun, illustré par Charlotte Roederer, Editions Nathan, août 2012 - 10 €


Du côté des Croqueurs d'A l'Ombre du Grand arbre, Le rire de Camille est chroniqué par...
La littérature jeunesse de Judith et Sophie ici
Pépita de Méli-mélo de Livres ici
Nathan de Bouquins en folie ici

lundi 7 janvier 2013

Lecture commune, La fille verte



J'avais adoré La Fille Verte de Vincent Cuvellier - ma chronique est Ici - j'ai invité l'équipe d'A l'Ombre du Grand Arbre à une lecture commune. Kik, Bouma, Sophie, Pépita m'ont suivie !

Pour la lire, c'est !

dimanche 6 janvier 2013

Demain c'est la rentrée !

Petit Poi(d)s a donc brossé le portrait d'une de ses amoureuses. Sa maman le trouve splendide, évidemment. Et espère que la Namoureuse n'est pas trop susceptible.
Demain, c'est la rentrée. Et histoire de se préparer, histoire de souffler, histoire de reprendre un peu d'élan, histoire de finir tout un tas de trucs laissés sans happy end, la Maman Baobab a posé une RTT. Et oui, le lundi, c'est permis !

samedi 5 janvier 2013

Swap Nouvel an de Délivrer des Livres

Cette année je participais à la 4e édition du swap nouvel an organisé par Hérisson du blog Délivrer des livres. Comme moi, Hérisson fait partie des croqueurs d'A l'Ombre du Grand Arbre. Le swap ? Un échange thématique de livres et de petits cadeaux entre blogueurs, cette année, c'était sur la thématique du temps. Ma swappeuse inconnue recommandée par Hérisson : Cristie, du blog Depuis le cadre de ma fenêtre.
Quand le colis est arrivé, il a fallu patienter pour l'ouvrir...
 Mais autant dire que la fine équipe était au taquet, dès que le feu vert maternel a été donné : ouvertuuuuuuuuuuure de tous les paquets !
 La Grenouille et le Petit Pois s'en sont donné à coeur joie...
 Et au final :
 " - wouuuuuaaaa wouaaaaa wwouaaaaaa. C'est que des cadeaux pour toi Maman ?"
 "- Oui, sauf le chocolat que je veux bien partager, hé hé !"
 " - Ah c'est super zentil, on te donne tes livres ! ".

Côté livres, J'aurai donc le plaisir de découvrir La nuit tombée d'Antoine Choplin qui rejoint donc directement ma PAL. Merci pour la découverte !

Le 2e roman "coup de coeur 2012" était pour ma swappeuse  La couleur des sentiments de Kathryb Stocket qui est effectivement un excellent roman ! Il rejoint ma pile de "livres à libérer" puisque je l'ai déjà et que je l'ai déjà lu ! Avis aux amateurs ! 
Et puis et puis, parmi les suprises, des chocolats, une jolie carte hivernale avec des paillettes "wouaaa Maman y a des paillettes sur la caaaaarte !", un carnet pour faire mes listes et ne pas les perdre et et et... très drôle : un calendrier mural made in BNF, exactement le même que celui que j'ai envoyé à ma swappeuse !
Merci à Cristie pour ce joli colis et merci à Hérisson pour l'organisation et la rencontre blogosphère que le swap a permis !
Vous découvrirez au cours de la journée les échanges qui ont été faits par les 20 blogueurs le blog d'Hérisson !
Et si vous souhaitez savoir ce que j'ai envoyé à Cristie, rendez-vous sur son blog : Ici !

vendredi 4 janvier 2013

Challenge vintage


Le temps d'un petit dépoussièrage, le temps de vérifier un petit peu ce que j'ai de ci de là et ma réponse est ouiiiii ! Je participe au challenge vintage de Céline dont le règlement est ici !

Je devrais avoir de quoi faire, mais comme il faut aussi trouver le temps de le faire, je m'inscris en candidate livres... Heu... Pardon : libre !  :)

A bientôt donc pour la suite !

jeudi 3 janvier 2013

Méto, l'intégrale !

Méto, l'intégrale. Méto, quand je l'ai reçu, je me suis dis, woua. Il est juste énorme. J'avais ce côté un peu pratique de la lectrice dans le train, de la nana qui promène ses livres en sac à main, qui lit dans le métro, dans les salles d'attente, pas que dans son lit (même si beaucoup aussi). Méto quand je l'ai commencé, j'en n'ai pas décroché. Sauf que je ne pouvais pas le trimballer et que les livres que je promenais en train, sac à main, métro, avaient un peu moins de goût du coup. Parce que j'avais Méto dans la tête, que je voulais savoir la suite. Et pendant que je le trompais, Méto, lui, m'attendait sagement sur mon oreiller, pour que je l'avale le soir. Les trois tomes, reliés, dans un même volume. Un pavé. Juste énorme. Et pas que sur la forme. Quand je l'ai commencé, je ne me suis pas tout de suite laissée prendre au fil. Et puis clac. Je ne sais pas exactement quand, j'ai été capturée. Juste énorme. Ce n'est pas que le volume. C'est tout. L'histoire, la construction, l'univers, les pièces d'un puzzle complexe qui prend sens au fur et à mesure que Méto, le héros, comprend le monde dans lequel il vit. Yves Grevet délie l'intrigue avec une écriture claire, trace son propos avec brio, nous immerge totalement dans un univers hors du commun. Celui dans lequel vivent des enfants, des garçons exclusivement, dans une grande maison, pleine de secrets, sur une île, porteuse de secrets elle aussi et de mondes parallèles, de clans, de groupes, de strates. Une île coupée du monde ou presque dans lequel les rouages de la société sont bien huilés. Aussi injustes que bien huilés. Ou presque.  Trois tomes à s'enfiler, 1000 pages, un peu plus, pour découvrir, pas à pas, derrière ceux du brillant Méto, du rebelle Méto, de l'ami Méto, du leader Méto, du tueur Méto, de l'enfant Méto, à moins que déjà il ne soit beaucoup plus grand :  La maison, L'île, Le Monde.
Enorme. Méto l'intégrale est énorme et ce n'est pas pour rien évidemment que lui ont été décernés 13 prix littéraires. Je vous renvoie d'ailleurs vers la page que lui consacre son éditeur, Syros, et vous préviens. Si vous y mettez un doigt, un oeil, la tête, vous êtes partis pour 3 tomes, car il est impossible de ne pas aller au bout de la série, et vous ne verrez plus les choses de la même manière. C'est sûr. Merci Yves Grévet, merci Syros pour cette énorme, énorme aventure !

Vous l'avez compris c'est un immense ** coup de coeur **, au point même d'avoir alerté mes complices d'A l'Ombre du Grand Arbre en leur demandant que lit-on après Méto, qui en ait ?

Méto l'intégrale d' Yves Grevet, Editions Syros, octobre 2012, 26,90 € - à partir de 13 ans.
Chaque tome est aussi disponible séparément : La maison (T.1), L'île (T.2), Le Monde (T.3)

En bonus à la fin de ce volume collector, un storyboard de Thomas Ehretsmann qui signe également l'illustration de couverture et les représentations en quadrichromie qui ouvrent l'ouvrage (exceptée la carte de l'île qui est une réalisation d'Oliver Nadel).
Du côté des Croqueurs d'A l'Ombre du grand arbre, Kik nous en parle Ici et Bouma , et . J'espère qu'elles seront bientôt suivies des autres par contamination !