mardi 31 janvier 2012

Des goûters rigolos...

... C'est plus que rigolo ! Voici un très joli ouvrage qui paraît ce jour, Goûters rigolos est un recueil à avoir impérativement dans sa bibliothèque culinaire, quand on est parent, gourmand, qu'on cuisine un poil et qu'on  aime mettre des étoiles dans les yeux des enfants, dans leurs assiettes et dans leurs palais...
Des idées tout plein, des photos gourmandes, un ton doux et sucré, c'est un livre qui titille les papilles au seul contact avec l'oeil. La collection "Album Larousse" est une vraie réussite à tout petit prix : félicitation ! Foi de culinobibliophile, il vous le faut, la preuve... Au sommaire des "bonbons trop bons" comme des sucettes au caramel au beurre salé ; des "Biscuits tout mimi!", des "gâteaux dingos!" ou encore des "Glaces et boissons à gogo" avec un gros coup de coeur pour les Lollipops à la vanille et aux myrtille ou le milk-shake aux VRAIES fraises !

Goûters rigolos d'Aline Caron, photos d'Amélie Roche, Collection Album Larousse, éditions Larousse, janvier 2012 - 7,90 euros.

mercredi 25 janvier 2012

"Le journal de moi... enceinte"

Le voilà, il est là : drôle, nature, juste, il pointe le doigt là où ça fait mal, ou pas. Le vivre, rire et se souvenir aussi, certainement. C'est le livre à avoir sous le bras lors de sa première grossesse, ou a offrir à ses copines qui viennent de franchir le pas pour la première ou toutes les autres fois ! "Le journal de moi... enceinte", écrit par Muriel Ighmouracene, autrement dit la Mère Bordel du blog mais pourquoi je deviens mere bordel est un vrai délice de lecture. 41 semaines de grossesse détaillées menu menu qui ne passent pas à côté des questions qu'on n'ose pas poser ou des réflexions qu'on ravale. "Mon dieu je suis foutue plus rien ne sera comme avant", en passant par les bouffées d'angoisse, le sommeil et la corbeille à vomi des premiers mois... L'abordage du 2e trimestre, la grande forme et la lutte contre les vergetures et les kilos qui s'installent, les cours de prépa à l'accouchement, le choix du prénom... "Et s'il était moche, mon bébé?"... Il y a aussi le meeting des baleines autrement dit la viste de la maternité et puis le jour J - enfin !- illustré par quelques définitions pas piquées des hannetons, qu'on ne vous révèlera pas. Vous les découvrirez in utero, heu pardon, in libro !
Le journal de moi... enceinte de Muriel Ighmouracene, éditions Larousse, janvier 2012, 13,50 euros

lundi 16 janvier 2012

Au coeur de la nature...

... Avec le petit guépard  ou avec le petit gorille... de Suzi Eszterhas
Deux ouvrages étonnants qui portent bien leur nom et nous emmènent en photo au plus près de bébés animaux. Un texte simple, clair et néanmoins informatif à destination d'un très jeune public vite captivé par cette immersion dans le réel.
Au coeur de la nature avec le petite Guépard / Au coeur de la nature avec le petit Gorille de Susi Eszterhas, Parution en Mars 2012 : à ne pas rater chez Gallimard Jeunesse, dans la série Premières lectures et découvertes. (13 euros).

samedi 14 janvier 2012

Ces larmes qui disent aussi...

... que c'est fini. Qu'on a beau rechercher des odeurs, des humeurs, des musiques, des images. C'est fini. A jamais.

vendredi 13 janvier 2012

Face à ça je dis quoi ?

Pour les faire comprendre, je parle de moi, de ce que je ressens, de mes émotions. Je suis triste, je pleure, je te dis pourquoi, ce n'est pas pour cela que nous ne devons pas en parler, au contraire.

Mon P'tit Poi(d)s brandit régulièrement des photos devant mon nez. Emotions, forcément. Il aime qu'on en parle. Voir cette photo avec toi fait remonter tant d'émotions que les larmes coulent sur mes joues, Mon Chou. Mais j'aime cette photo de nous quatre, de toi et moi, de ta petite sœur et de ton papa.

Mettre les mots, les vrais, sur les faits, même s'ils sont durs et compliqués est une nécessité. Ils sont durs pour nous parce qu'ils prennent une dimension qu'ils n'ont pas pour les enfants (la mort, le cancer...), eux les traduiront à leur façon, mais surtout en fonction de ce qu'ils peuvent en comprendre et en digérer selon leur âge. La vie est si bien faite (façon de parler) que l'enfant fait naturellement le tri pour pouvoir  s'épanouir et continuer à grandir. Il ne prend pas heureusement la mesure du drame qui l'entoure. Son deuil d'ailleurs s'achèvera quand il sera adulte. Je l'ai lu, je l'ai vécu. Cela a été vrai pour moi.
Magique ?
Du coup, cela peut peut-être débloquer les langues parentales, les langues des adultes ?  Le premier pas est souvent le plus difficile à faire, mais ensuite quelle richesse se créé dans ces échanges qui, autour d'un deuil, permettent de se souvenir du défunt, de raconter, de ne pas oublier, de le faire continuer à être à nos côtés... D'être toujours là avec nous, avec moi...

J'avais en tête le fait que l'imagination débordante des enfants, peut être bien pire que la plus terrible des vérités. Voir les choses comme elles sont, garder contact, constater de leurs propres yeux et du haut de leurs trois pommes. Leur mentir (pour les protéger), amoindrir la vérité, adoucir,  provoqueraient forcément l'effet inverse (angoisse, stress, peur...), sans compter les effets d'une trahison qui vient d'un adulte en lequel l'enfant a une confiance aveugle... Irrécupérable.

J’ai aussi en tête toutes ces années pendant lesquelles je me suis battue pour que notre entourage emploie les vrais mots. Cancer, épilepsie et pas « malaise ». Je hais ce mot derrière lequel tant de personnes se sont réfugiées par peur de la vérité pendant tant d'années...



Peut-être qu'en revenant en arrière...

... vous trouverez des textes que vous avez ratés...

dimanche 8 janvier 2012

Gare au gorille ou pourquoi Petite Beauté est moche. Oh puis non, elle est belle Petite Beauté.

Contrairement à ce que pense ma Grenouille, Petite Beauté est cet adorable chaton dont s'est amouraché cet immense gorille aux yeux aussi doux que ceux d'un agneau. Un gorille qui apprend la langue des signes, c'est un gorille d'exception, ça c'est sûr. Mais lui ce qu'il veut c'est un ami. Pas d'autre gros Gogo au zoo... les gardiens lui donnent pour compagnie un bébé tigré, chaton minus, du prénom de Beauté. La complicité naît très vite. Ces deux là font tout ensemble (même pipi sur le pot !). Mais un jour, grosse bêtise... Aïe aïe que va-t-il se passer ? Vous le saurez en vous précipitant sur ce très grand album aux magnifiques illustrations. Petite Beauté d'Anthony Browne, courez-y vite, l'acheter. Et nous en attendant tous les gorilles on les appelle Petite Beauté. Parfois Petite Beauté n'est pas si belle. Elle est moche même. Elle est punie et va au coin avec le chat de la maison (un vrai avec un coeur qui bat). Grenouille, le chat et Petite Beauté, un jour peut-être on en fera une histoire pour enfants, ou pour grands... En attendant des mots d'enfants, il nous en fait dire, et même beaucoup, ce grand livre au coeur tendre.

Petite Beauté, Anthony Browne, éditions Kaléïdoscope, 15 euros.

La solitude est-elle soluble dans le travail ?

Oui. Et je suis même soulagée d'avoir pu reprendre très vite.

samedi 7 janvier 2012

Je ne pensais pas...


...
...en baver autant cette semaine. Le post tout. Le post fêtes, je ne l'attendais pas. Je m'étais dit, bien géré, ma cocotte et ça c'est fait. Et pourtant si. Fort et en pleine face. Dès le premier de
l'année. Dès que la porte s'est refermée derrière mes amis, nos amis. Notre ami, mon ami. Dès que les mouflets se sont endormis, ficelés dans leurs sièges-auto. Dès que j'ai refait, seule au volant, le chemin que nous avions fait ensemble il y a un an. Il pleuvait sur le pare-brise. On ne voyait rien flou vent. Il pleuvait dedans. Rien, flou, vent. ça ruisselait. Même pas un mouchoir. Et les essuie-glaces qui battaient le tempo de ses disques préférés. Parce que tant qu'à faire autant s'en mettre plein la tête. Et ces disques là, il me les a fait aimer. A tue-tête. Et puis une lueur, une envie, un sursaut. Lever la tête. Relever. Regarder devant, vraiment. Se projeter. De nouveau. C'est ça qui n'est pas facile. Quand on a tout fait à deux si longtemps, quand on s'est défini dans le couple. Par même. Se dire qu'on est capable. Seul(e). Que ce qu'on ne faisait pas, sûrement, on peut le faire. S'encourager et (se) surmonter. Seule. Pour lui. Pour ne pas laisser place à l'oubli. Pour soi, pour nous. Pour demain. A Trois. Faire des projets. C'est ça. Ni une ni deux. C'est ça. Regarder ce qui n'a pas été fait encore. Y remédier. Penser aussi aux petits et grands plaisirs. Le premier sera de prendre le soleil. Trois billets d'avion pour les grandes vacances. Un grand sac à dos, et deux petites mains à doudou, dans les deux miennes... Lancé d'une traite. Sera pensé demain, ou pendant. Note pour moi-même : ne pas revenir sur cette saine décision.

vendredi 6 janvier 2012

I have a dream...

" - Hi girl. Tu vois la poubelle ambulante qui te sert de voiture et que t'as pas lavée depuis six mois ? " 
"- 7 pour être exacte...
- File les clés, je reviens dans une heure je te la lave intérieur extérieur. Tchao les carreaux léchés par la chienne, vitres teintées par les mains chocolatées, sièges avec miettes et crottes de nez, torchons et serviettes, pâté, confiture... tout propre à l'Elephant bleu, au rouleau, et fignolé à la main. Aspi et brossette, dépoussiérage express et chanel 5 de tuture. Tout comme neuf, brillant et qui sent bon. 
- C'est pas vrai ? Ohhhhhhhh coooooooooooool! C'est LE truc que je repousse tous les week-ends...".

Non, c'est pas vrai. La poire gorgée de sucre lourde de soleil me tombe sur la tête. Je me réveille. Et je me rappelle que je n'ai pas non plus emmené ze big caisse chez le carrossier depuis que je l'ai griffée girly touch avec un bout de muret de la nouvelle maison.

PPPpppp SHIiiiit !

Les sanglots longs des violons de l'automne. Non. Funk et violoncelle. Ma Belle.

J'ai deux trois trucs qui me traînent dans la tête et qui chatouillent mes doigts. Des trucs qu'auraient bien envie de passer par le clavier pour s'injecter ici parce que ce serait leur place, sûrement. Mais ce sont encore des trucs un peu tristes. A croire que je le suis tout le temps, triste. Non. Parfois oui, c'est loin, profond, extrêmement profond. Mais aujourd'hui et encore plus au fur et à mesure que ma nouvelle vie se construit, sans lui, ou avec lui en dedans, là dans ma tête, dans mes yeux, dans le souvenir des sensations, dans sa voix dans mes oreilles, dans son ombre que je croise dans la rue, dans son regard que je vois tous les jours dans celui de mes enfants, je peux le dire : je ne suis plus submergée par la tristesse. Les larmes coulent parfois. Souvent. Pluôt. Mais toutes seules aussi. Je ne suis pas lui. Je ne prends pas ses goûts pour mes couleurs, mais quand j'écoute ses disques je le vois danser et c'est un peu de lui qui revient en moi. C'est comme ça. Les choses résonnent autrement. Mon regard se porte autrement, mes sens aussi. Nos MiniNous. C'est ça, c'est tout. Et avec eux, grâce à eux, je vis, je ris, je pleure. Mais je souris, je ris, je ris. Oui, je ris. 9 mois c'est aujourd'hui. Je pleure. Et en même temps je vous le dis, nos deux bébés, on les a portés ensemble. 9 mois. Moi et lui. Plus que le oui de la mairie, voilà ce qu'il m'a laissé, à nous, à lui. Fou-rire de pleurs. Je passe un disque. Je passe mon temps. Je passe mon tour.

mercredi 4 janvier 2012

Casse-tête

Entre le calendrier scolaire, le planning de la nourrice établi par obligation en début de contrat (soit en octobre), le fait que je n'ai pas pour cette année de droits ouverts aux congés payés, mais quand même des RTT à poser, les agendas denses des grand-parents, établir le calendrier sur les six mois à venir (se projeter aussi, donc) est un vrai casse-tête. J'y laisse des plumes, des heures au compteur, des sous supplémentaires à la nourrice, des jours vacants (arggg!) et c'est de toute façon la course. Nul. Nul. Heureusement que j'ai des renforts qui se proposent de venir faire des suppléances (1000 mercis !)... Au moins l'année prochaine les deux Minis seront à l'école. Ouf.

mardi 3 janvier 2012

L'apprentissage de la propreté : proposer sans forcer.

Post sieste la maman constate que la couche est sèche, archi sèche, comme les chaussettes de l'archi-duchesse, mais il vaut mieux se le dire dans la tête que de le lire vite et à voix haute, sinon plus que des vessies pour des lanternes, ce sont des sss qu'on prend pour des cheuuu et l'inverse.

"- Chuper, ta cousse est Chèsse. Tu vas sur le pot, Grenouille ?"
" - non, Maman, je ne préfère pas..."

Gloupch.

Conclusion provisoire N° 1 : Mon porte-monnaie loves Pamperch...

Conclusion provisoire N°2 : A deux ans et demi, la Grenouille met encore des cousses mais ches négachions chont complètes . Ch'est déjà çha.

dimanche 1 janvier 2012